Long week-end

¨Poissons

Yannick Noah, “personnalité” préférée des Français parait-il, est arrivé aujourd’hui à Tahiti. Les simagrées de ce type m’étaient insupportables à l’époque où il jouait au tennis, mais je trouve qu’avec le temps il s’est beaucoup amélioré. Nous avons en tout cas le point commun d’exécrer tous les deux Nicolas Sárközy de Nagy-Bocsa et de le clamer haut et fort. Yannick Noah est venu donner un concert sur la place To’ata, qui a accueilli ces derniers mois Joe Cocker, Jamel Debbouze, le groupe de reggae UB40 et quelques autres. J’habite sur les hauteurs de Papeete, à quelques centaines de mètres à vol d’oiseau de la place To’ata, située en bord de mer. Les spectacles ont lieu en plein air et je profite bien malgré moi du flot de décibels les soirs de concert.

Papeete est désert depuis hier. C’est un week-end de quatre jours, et beaucoup d’habitants de Tahiti sont partis sur l’île voisine de Moorea. Je suis allé faire quelques courses au supermarché Carrefour de Punaauia et là aussi, peu de monde. D’habitude je me console de cette corvée par la vue des délicieuses créatures, pour la plupart polynésiennes, qui arpentent les rayons. Le mélange des groupes ethniques donne ici un métissage souvent très réussi. L’un des indéniables avantages des climats tropicaux est que les filles sont légèrement vêtues. Pour ne rien gâcher, la moyenne d’âge en Polynésie est de 27 ou 28 ans, soit une douzaine d’années de moins qu’en France. L’homme que je suis sait apprécier ces plaisirs de la vie.

Je pensais profiter du calme de cette fin de semaine pour aller nager un peu, mais mon dos n’est pas encore totalement guéri. Il y a près d’un mois, lors d’une longue plongée dans le lagon, j’ai été sérieusement brûlé par le soleil sur toute la surface du dos et la semaine qui a suivi fut très pénible. J’ai dû me rendre une nuit au service des urgences de la clinique Cardella, puis le lendemain consulter un dermatologue. Les violentes démangeaisons m’avaient laissé craindre une crise allergique mais il ne s’agissait en fait que d’une méchante brûlure. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu auparavant un tel coup de soleil et j’étais furax d’avoir été aussi bêtement imprudent. J’avais pourtant plongé vers 8h30 du matin, sous un ciel assez nuageux. Il faut dire que le soleil est redoutable à Tahiti et très rares sont ceux qui peuvent se permettre le luxe de se baigner sans protection. J’ai cependant hâte de pouvoir retourner explorer le lagon, qui est un véritable aquarium. On est rapidement entouré d’une myriade de poissons tropicaux multicolores, évoluant gracieusement sur fond de sable blanc et se faufilant entre les patates de corail – aux arêtes parfois très coupantes. Il est ainsi possible d’atteindre le récif corallien, distant de quelques centaines de mètres, où viennent éclater à grand bruit et en de majestueuses gerbes d’écume les vagues de l’océan pacifique. Un véritable bonheur !

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