Ces derniers jours…

Windsurf

Peu d’activité sur le blog ces derniers jours car j’étais assez occupé par ailleurs. En fin de semaine dernière, j’ai eu la visite d’un couple de mes connaissances venu de Paris passer deux semaines au Club Med de Bora Bora. La journée de vendredi était donc placée sous le signe de la balade, du shopping et des restaurants. Ils n’ont pas eu de chance pour leurs derniers jours en Polynésie car la pluie a fait son apparition en milieu de semaine et n’a pas cessé depuis. Le retour du beau temps est annoncé pour vendredi. Il ne pleut en fait pas très souvent, même en cette fin de saison humide, mais quand ça arrive, ça dure. J’entendais aux infos ce soir qu’il y a eu sur la côte est de Tahiti des coulées de boue et des glissements de terrain qui ont coupé pendant plusieurs heures la route côtière. Pluie signifie également moustiques, et les autorités sanitaires ont constaté depuis quelques mois une forte augmentation des cas de dengue.

Mes journées passent à une vitesse incroyable : Comme tous les gens qui ne travaillent pas (ou plus), j’ai vraiment l’impression de n’avoir le temps de rien faire ! Pour commencer, les e-mails sont particulièrement chronophages et je prends souvent du retard dans mes réponses. Je consacre beaucoup de temps à la lecture : Des livres ainsi qu’une bonne cinquantaine de flux RSS qui parfois me mènent à explorer les thèmes les plus divers : Politique, sociologie, histoire, économie, géographie, technologie, ou encore psychologie. Depuis toujours j’ai cette soif de connaissance, même si j’approfondis en réalité assez peu de sujets. Dans un monde où tout s’imbrique, le développement de la culture générale me paraît être la véritable clé de la réussite, en permettant le recul indispensable à la vision globale. Enfin, j’écris sur de nombreux blogs ou sites thématiques, sous divers pseudonymes. Dans la torpeur de la nuit, c’est la musique qui m’accompagne souvent jusqu’aux premières lueurs du matin.

J’ai découvert il y a quelque temps l’univers des podcasts, dont certains flux ouvrent de nouveaux horizons à ceux qui, comme moi, sont plutôt autodidactes. C’est une vieille habitude française que d’encourager les jeunes à faire de longues études, pour finir bien souvent surqualifiés, sous-rémunérés et surtout sans la moindre expérience de ce qu’est que la vie hors des bancs d’une fac ou d’une “grande” école. Il n’y a que Sciences Po que j’aurais été tenté de faire en France. Je crois l’avoir déjà écrit ici : J’ai bon nombre de copains de ma génération (nés dans les années soixante) qui ont arrêté leur études deux ans après le Bac, voire parfois même avant, et dont la situation actuelle est plus qu’enviable. Certains ont créé leur propre entreprise, d’autres sont partis travailler à l’étranger, où l’on juge plus souvent l’individu sur ses capacités réelles que sur un vague bout de papier.

Pour en revenir aux podcasts, paradoxalement, ce sont ceux de deux écoles qui ont retenu plus particulièrement mon attention : Normale Sup et l’Université de Berkeley. Des centaines d’heures de cours sur une multitude de sujets, en langue anglaise ou française, sont ainsi offertes librement à la planète entière. Dans un tout autre genre, j’écoute ces temps-ci la vacation radio quotidienne de Raphaëla le Gouvello, qui en train de traverser l’océan Indien en … planche à voile ! J’ai un grand respect pour ces filles de l’extrême, comme Ellen MacArthur, qui se confrontent à la violence des mers du sud. Leur courage, leur volonté et leur modestie laissent pantois.

Pour terminer cette courte note, j’ai fait allusion à plusieurs reprises dans mes derniers billets à la sérieuse crise politique secouant la Polynésie depuis le début du mois d’avril. Le gouvernement d’Oscar Temaru a failli être renversé par une coalition des autonomistes et du parti de Gaston Flosse. Ce coup d’état aurait considérablement changé le paysage politique, mais le président a réussi à sauver in extremis sa tête. J’y reviendrai d’ici la fin de la semaine.

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3 Responses
  1. J’aime ce post, car je me reconnais à travers tes pensées. Ce qui nous différencie, c’est l’époque, comme tu le dis si bien, ceux de ton époque avaient confiance en leur rêve. Reste qu’aujourd’hui, ma vision est négative, non pas que je le sois, mais tout me laisse croire que la situation ne peut être différente.

    Si je peux partir, c’est grâce à moi, mes parents ne peuvent m’aider, donc c’est par la débrouille, travail au Mcdo, dans des hotels, je ne compte pas les dizaines de CDD pour économiser et vivre, j’ai travailler plus de quatre ans mais je n’ai droit à rien. A côté de cela j’étudie, soif de connaissance et de se réaliser, en informatique et bientôt départ pour San Francisco (d’ailleurs je crois que tu n’as pas reçu mon mail, je n’ai pas eu d’accusé de reception !).

    J’ai travaillé pour des boîtes informatiques comme administrateur ou consultant mais rien n’y fait, le marché en france est bloqué, à moins d’avoir les moyens, des moyens qui ne me seraient pas propre, comme une aide parentale par exemple, non rien de rien, en te lisant je me reconnais mais, il existe des freins, des freins d’aujourd’hui, le libéralisme, mais attention, pas le libéralisme à l’anglo-saxon non ! un français, une vision accouchée dans un non contrôle absolu, ce qui entraîne des désordres dans la culture d’entreprendre et de travailler, et qui fracture la société et ne donne rien à ses enfants, eux qui feront la France demain n’auront pas la vision de leurs ainées.

    Comment faire, pour ma part, cela fait 5 ans que cela dur, et cela est devenu une habitude, aujourd’hui, sans travail, je reste nuit et jour sur le net, pour apprendre, je ne dors que 4 heures par nuit parfois pas du tout. Pour terminer je dirai que tes amis qui ont pu vivre même avec un Bac et on pu réussir, je les envie, d’avoir pu vivre dans une époque où l’on pouvait encore imaginer, juste imaginer qu’il existait une possibilité. Le rêve permet beaucoup de chose, mais je n’en voit pas actuellement…

    Nicholas, frustré de la situation qu’il vit depuis trop longtemps…

    P.S. désolé d’avoir polué ton post de cette manière mais ton post à fait ressurgir des problématiques et je n’ai pas pu m’empêcher, désolé.

    • Smop dit :

      N’exagérons pas, nous n’avons que quinze ans d’écart je crois. Ce n’est même pas une génération. Tu me fais prendre un coup de vieux 😉 Mon « époque » est donc très proche de la tienne, mais oui, c’est vrai que ceux qui ont démarré leur vie d’adulte (j’entends par là l’atteinte de l’indépendance financière) dans les années quatre-vingt ont eu d’une certaine manière de la chance. C’est d’autant plus vrai dans le secteur de l’informatique qui a été un formidable tremplin vers la réussite sociale pour les premiers arrivés.

      Aujourd’hui, le monde est sans aucun doute plus difficile, mais je ne pense pas que la conjoncture économique soit la seule responsable de cet état de fait. Ce que je vois surtout, c’est que la conscience collective tend à disparaître. Chacun ne se préoccupe plus que de lui-même et se décharge du reste sur les entités sociales et morales (Etat, religion, etc.). Or ces entités sont dirigées par d’autres hommes, qui auront toujours tendance à modeler la société comme ils la souhaitent EUX. En conséquence, pour aspirer à vivre dans un monde meilleur, il faut commencer par y participer, n’est-ce-pas ? Lorsque je lis des choses comme « je préfère m’investir dans mon travail plutôt que de militer pour des causes dont je ne connais pas la teneur. Je suis jeune et j’ai beaucoup plus à y gagner » (copié/collé d’un fil de SunWizard), je suis consterné et me dis que les gens n’ont que ce qu’ils méritent…

      Cela dit, je dois t’avouer que je suis un peu surpris par ce que tu écris. Je ne te connais que très peu, mais l’image que tu donnes n’est pas celle d’un « frustré » (je te cite). Au travers de tes blogs, sites web et diverses discussions, j’ai cru comprendre que tu t’investis dans des actions associatives, que tu es passionné par les technologies de pointe, que tu t’intéresses à beaucoup de choses, que tu es trilingue français-anglais-japonais, que tu t’es donné les moyens de partir prochainement vivre à San Francisco… Malgré tous ces atouts, que beaucoup envieraient, tu estimes ne pas pouvoir réaliser tes « rêves » ?

      Pour terminer, tu ne « pollues » pas mon billet, bien au contraire ! Je voudrais bien que d’autres participent aux débats que je propose. C’est aussi l’un des objectifs d’un blog : Créer un lien entre ses lecteurs. Sur la moyenne quotidienne actuelle d’une centaine de visiteurs, vous n’êtes guère nombreux à intervenir.

      Note : Je ne renvoie effectivement plus d’accusés de réception. Le dernier e-mail que j’ai reçu de toi date du 12 avril, lorsque tu partais en Allemagne.

      • En effet, j’y suis allé un peu fort dans mon commentaire, après relecture, j’ai remarqué que certain passage était plutôt exagéré. En fait je ne suis pas négatif au contraire, ce que je voulais faire passer c’était ma vision par moment, et hier on va dire que ça ne le fasait pas du tout pour certaines raisons !

        Bref, mon message était surtout une sorte de cri, comme un sportif après l’effort; mais il est clair que parfois je suis frustré, je pense que cela n’est pas objectif mais justifié, la société française que je connais trop bien, n’aide pas réellement, c’est un état de fait qui me frustre jusqu’à me dégoûter. Je deviens réfractaire à un système, préférant un libéralisme qu’à une suffisance telle que nous la connaissons en France, car même étant discutable, elle permet une ouverture qui n’existe pas en France aujourd’hui. Et de voir des gens que je connais que trop bien me donner des leçons alors que nous n’avons pas eu les mêmes chances au niveau de l’emploi à tendance à me faire comprendre combien, je rate beaucoup de chose en étant dans ce pays…

        Pour terminer, je dirai que ce commentaire et le précèdent sont comprendre dans un temps donné, et ne reflète pas mon état habituel, c’est surtout une analyse prise au dépourvu, pour ma part, je pense avoir des chances par rapport à d’autres et je le sais, c’est pourquoi j’y crois (d’ailleurs je suis surpris de ta réponse, et de façon positive ;-))

        En tout cas, je suis content de participé à ton blog qui pose de peritnentes questions, et amène à une reflexion sur de nombreux sujets, c’est pourquoi je m’étais permis de scander mon état d’âme d’un jour !

        P.S. en effet je me suis fourvoyé en attendant un accusé de reception, je suis illogique là !
        Je t’enverrai la réponse à mon dernier mail et merci pour cette réponse plus qu’objective !

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