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Six photos de plus…

… en ligne : galerie. Le débit ADSL du cybercafé est de 8,83 kb/s !

Pas de nouvel article pour l’instant mais je prends régulièrement des notes sur mon dictaphone qui ne me quitte jamais. J’écrirai une synthèse dès que j’y verrai un peu plus clair.

Maintenant que je suis sûr de ne pas aller à Rapa Iti, tout du moins dans l’immédiat, je réfléchis aux autres options. Je regarde du côté des autres îles perdues comme les Tuamotu sud, les Gambier, les autres Australes tout en nouant des contacts pour bosser à Papeete. La Thaïlande reste aussi en ligne de mire, et dans ce cas il n’est pas exclu que je fasse un saut de quelques jours à Paris pour reprendre un billet d’avion.

Stay tuned !

Des photos, des photos !

Voici un nouveau jeu de photos pour accompagner les quatre derniers articles, écrits à Tahiti. L’accès Internet est difficile ici et je n’ai pas pu poster les textes au fur et à mesure de leur rédaction. J’ai trouvé le cybercafé que je recherchais à Papeete, toujours cher et avec une connexion assez lente, mais très sympa car accessible en WiFi depuis leur terrasse ombragée et tenu par une fille cool ! Les postes fixes sont sous Linux, chose rare dans le coin.

Pour suivre la chronologie, il faut lire dans l’ordre :

Arrivé avant d’être parti ! (15-16 juin)
Michel le saltimbanque (17 juin)
Week-end à Rome… euh non, à Moorea ! (18-19 juin)
Rapa Iti, l’inaccessible… (20-21 juin)

Il y en a pour une vingtaine de pages environ.

La galerie de photos est disponible comme d’habitude sur :

galerie

A bientôt !

Rapa Iti, l’inaccessible…

Hôtel Kon Tiki Pacific. Je récupère mes sacs et cette fois on me donne la chambre 502, juste en dessous de la précédente. Exactement pareille sauf que cette fois j’ai une télécommande pour la télé, que je ne regarde d’ailleurs pas ! Eau chaude en panne et toujours cette grosse horloge avec son “tic-tac” bruyant… Cette semaine va être importante pour la suite des événements. Je descends prendre un café, acheter le journal, des clopes et une recharge pour mon “Vini”. De retour dans ma chambre, je commence par appeler comme convenu Olivier, le patron de la boîte de services informatiques que m’a présenté Michel. Rendez-vous est pris pour demain mardi, à dix heures, au café des “3B”. Puis c’est au tour d’Eric, que j’ai connu sur le site Internet MacBidouille, dédié aux aficionados d’Apple. Il doit justement passer du côté du port et me propose de se voir dans quinze minutes. Là aussi, nous convenons de nous retrouver aux “3B”.

Je ne sais rien d’Eric si ce n’est qu’il est amateur comme moi d’ordinateurs Apple. Nous avions très brièvement fait connaissance il y a deux ou trois mois sur un forum et échangé quelques opinions sur les logiciels de comptabilité personnelle disponibles sur Mac. Je lui avais dit que je devais passer en Polynésie et il m’avait proposé de le contacter une fois sur place. Le voici qui arrive au volant d’un Land Rover Defender flambant neuf. Il doit avoir dans les 35 ans, du genre très cool, habillé relax (comme tout le monde ici) et mal rasé. Il commence par me demander si mon hôtel n’est pas trop glauque ! J’apprends qu’il est médecin cancérologue, le seul de Polynésie à pratiquer cette spécialité, et qu’il a quitté Paris pour Papeete avec sa femme et ses trois bébés depuis un an. Il a pour mission la création d’un service hospitalier public de cancérologie. Une fois les présentations faites je lui explique les grandes lignes de mon projet. Il trouve l’idée d’aller s’installer à Rapa Iti assez folle tout en pensant que l’archipel des Australes va beaucoup se développer dans les années à venir. Il me donne quelques conseils sur des administrations à visiter pour avoir plus d’informations sur l’installation en Polynésie et sur le marché du travail. J’apprends que les formalités à accomplir pour travailler à son compte sont beaucoup plus simples qu’en France. Il suffit de payer une patente annuelle spécifique au secteur d’activité souhaité pour commencer à exercer. Il me confirme quelques infos que j’avais déjà sur les salaires et le coût de la vie. Il m’indique que la quasi-totalité des sociétés commerciales en Polynésie est tenue par des Chinois. Tout comme Michel, il pense qu’on ne peut pas espérer vivre à Tahiti avec des revenus mensuels inférieurs à 300000 CFP (2500 euros). En revanche, selon lui je serais arrivé au mauvais moment, car l’économie se porte mal. J’ai déjà entendu ça partout, mais il m’en faut plus pour me décourager. Je savais bien que la Polynésie n’était pas ce paradis tel que beaucoup de gens l’imaginent naïvement. Lui semble se plaire ici pour l’instant. Nous avons passé un peu plus d’une heure ensemble et convenons de nous revoir prochainement pour dîner.

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Week-end à Rome… euh non, à Moorea !

Réveil à 10h ce samedi. Enfin, réveil n’est pas vraiment le terme le plus adapté à mon état. La fatigue des nuits trop courtes s’accumule. Préparatifs de départ et je quitte la chambre une heure plus tard. L’hôtel accepte de garder mes bagages pour le week-end, histoire d’aller à Moorea avec le strict minimum. C’est le moment de régler la nuit supplémentaire passée ici et je sors ma carte d’adhérent provisoire à l’association des artistes du Pacifique. Ca fait sourire n’est ce pas ? La fille à l’accueil va voir le directeur de l’hôtel, et ô surprise, le tarif de la nuit diminue de 30% ! Un tiers du coût de l’adhésion à la fameuse association dont le nom restera dans mes annales est déjà récupéré. Incroyable ! Et moi qui croyais vraiment à l’arnaque…

Le quai des ferries pour Moorea est juste en face de l’hôtel. J’achète mon billet aller-retour et obtiens une remise pour une raison inconnue. Je ne conteste pas ! Je note que le dernier départ du jour est pour dans quinze minutes, à 11h45. Pas le temps de prendre un petit-déjeuner en ville. En fait il y a deux ferries exploités par la compagnie Aremiti, un gros et un moyen. Les deux transportent passagers et voitures à Moorea. L’un fait le trajet en 25 minutes et l’autre en trois quarts d’heure. Je choisis le plus rapide qui est aussi le plus petit des deux. Je monte à bord. C’est propre, spacieux et moderne. Il y a même une cafétéria et j’avale un sandwich fort bienvenu. 11h45, le ferry commence à s’éloigner du quai, mais zut, je ne suis pas dans le bon ! En fait, les départs sont décalés d’une trentaine de minutes et le plus rapide part le dernier. Pas grave.

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Michel le saltimbanque

Réveil pénible donc… Finalement la nuit ne m’aura pas porté conseil et j’ai remisé dans un coin de mon esprit les problèmes de la veille. La fatigue n’aide pas à réfléchir. Je me traîne jusqu’aux Trois Brasseurs, un café à cent mètres de l’hôtel et je commande une flammekueche végétarienne en guise de petit-déjeuner. Ce café, connu de tous sous le diminutif “3B”, brasse sa propre bière et un énorme alambic en cuivre occupe un bon quart de l’espace. Voilà quelques minutes que je suis installé en terrasse et j’aperçois à la table voisine Michel, le drôle de type que j’avais rencontré le premier soir. Il est en compagnie de trois hommes et je le salue de loin. Je ne l’ai pas appelé hier matin et je ne suis pas sûr d’avoir envie de lui parler. Finalement, c’est lui qui viendra me serrer la main après le départ de ses trois acolytes, et s’installe à ma table sans y avoir été invité.

Je raconte à Michel mes problèmes pour arriver à Rapa et il commence par me donner le numéro de téléphone de cette fille dont il m’avait parlé le premier soir, originaire de cette île. Il m’explique que c’est une personne importante ici et qu’elle dirige une station de radio locale. Il insiste pour que je l’appelle en me disant qu’elle pourra certainement m’aider. Apparemment Michel connaît tout le monde et tout le monde connaît Michel. Tous les quarts d’heure, quelqu’un le salue. Une de ses connaissances, Laurent, passe par là et Michel l’accroche pour me le présenter. J’avais évoqué l’idée de trouver un voilier dont le skipper accepterait, moyennant finances, de m’emmener à Rapa. Il y a environ 800 milles nautiques, soit environ une semaine pour descendre et une autre pour remonter, si les conditions sont favorables. Après mes deux traversées de l’Atlantique, ça ne serait qu’une petite balade pour moi et je dois avouer que ça m’amuserait assez. Laurent est un métropolitain installé ici depuis treize ans et qui a monté une petite affaire d’assistance aux yachts étrangers. Apparemment il ne peut rien pour moi mais me conseille d’aller demander autour de la marina. Laurent veut monter un petit site web pour présenter sa jeune société et le discussion dévie sur le boulot. Je lui dit que je pourrais éventuellement l’aider et lui propose de le rappeler quand j’aurai une vision un peu plus claire sur ma situation. Laurent nous quitte et Michel me suggère d’aller passer le week-end sur l’île de Moorea, à une heure de ferry de Papeete, histoire de penser à autre chose dans un environnement plus calme. Il me dit connaître un hôtel avec des bungalows où il peut m’obtenir des tarifs bien meilleurs que ceux du Kon Tiki Pacific. Au fil de la discussion, Michel consulte souvent un listing d’une vingtaine de pages qui comprend de nombreuses adresses et des mentions de conditions préférentielles. Le document m’intrigue et je lui demande ce que c’est. Il m’explique qu’il a créé il y a cinq ans une association pour les “artistes du Pacifique” qui a négocié des remises avec de très nombreux commerçants dans différentes îles de Polynésie. Je jette un oeil sur l’éventail des offres et il semble assez intéressant. J’y trouve même mon hôtel où le tarif négocié est de 20% inférieur à celui que je paye. Michel me dit que l’adhésion annuelle se monte à 10500 CFP, soit un peu moins de 90 euros. Un rapide calcul me permet de voir que je pourrais rentabiliser sous quelques jours le coût de l’adhésion et je me décide à souscrire. Avec le recul je ne saurais pas dire si je me suis fait piéger par un excellent vendeur ou alors si c’est une affaire intéressante. L’avenir me le dira. Quoi qu’il en soit la somme est relativement modeste (l’équivalent ici d’une seule nuit dans un hôtel bas de gamme) et j’ai obtenu de nombreuses informations pratiques du bonhomme que j’aurais sans doute eu du mal à glaner aussi rapidement seul. Donc au bout du compte je pense être gagnant même si son association est bidon. J’ai vraiment du mal à cerner le personnage. Pas très sympathique certes, mais manifestement très au fait de beaucoup de choses ici. Il me fait un peu penser à un saltimbanque.

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Arrivé avant d’être parti !

Ma dernière nuit à Auckland. J’ai publié mon article sur le blog et dois rejoindre André dans un pub. Grosse ambiance car le pub en question est un centre de paris et ce soir-là il y a justement un match de rugby apparemment important. Il arrive sans Fred et Delphine qui devaient se joindre à nous pour dîner. Delphine doit mettre bas deux ou trois jours plus tard et a préféré ne pas sortir. Une pinte de Guinness plus tard, je propose que nous allions dans le restaurant tournant en haut de la “Sky Tower” où je suis passé plus tôt dans l’après-midi. Le dîner est pas mal, accompagné d’un excellent vin Australien. Le restaurant fait une révolution complète chaque heure. Très sympa de voir les lumières de la ville défiler sous les yeux. Je dois encore batailler avec André pour l’inviter mais cette fois il est plus rapide que moi et il emporte l’addition ! Ce sera à charge de revanche… Comme je l’ai déjà écrit, j’avais oublié en quittant la maison de prendre le câble pour connecter l’appareil photo numérique à mon PowerBook et publier ainsi quelques photos pour accompagner le blog. André insiste pour faire une fois de plus le taxi. Passage à Saint Heliers et retour au café Internet dans la City. Les quelques photos sont maintenant en ligne. Nous rentrons vers 1h15, je commence à préparer mes affaires pour le départ et dodo.

Réveil à 9h30, toilette, préparation des sacs et en route pour l’aéroport. André a tenu à m’accompagner et a pris sa demi-journée. La secte (c.f. article précédent) n’aura pas réussi à m’embrigader, ouf ! La route pour l’aéroport est très mal indiquée et nous nous perdons un peu dans les banlieues résidentielles d’Auckland, pour finalement arriver à destination vers midi et quart. Enregistrement des bagages et mon sac a encore engraissé alors que je n’ai rien rajouté dedans, mais l’hôtesse est sympa et ferme les yeux. Le tarage des balances d’aéroports serait-il d’une précision douteuse ? Par contre, toutes les places devant les sorties de secours sont prises et je me prépare à souffrir quelques heures, coincé comme une sardine. Nous déjeunons dans un snack Japonais dans l’aéroport. Curieusement, les sushis sont très bon marché en Nouvelle-Zélande, et ça tombe bien car j’adore ça. Le moment des adieux est arrivé et après une dernière clope André s’en va.

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Quelques photos de plus !

Après la publication de mon dernier article, j’étais frustré d’avoir oublié le câble pour transférer les quelques photos d’Auckland. André a été sympa de faire le taxi pour aller chercher ce foutu bout de fil électrique et voici quatre nouvelles photos en ligne, les moins catastrophiques de la série !

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Les prochaines news seront de Tahiti !

Auckland, Nouvelle-Zélande, 36°51 Sud, 174°52 Est

14h16 heure locale, l’avion vient de s’immobiliser devant le terminal de l’aéroport international d’Auckland. Le ciel est plutôt nuageux. Nous sommes toujours dans l’hémisphère sud et l’hiver austral va commencer le 21 juin. Le parcours habituel du voyageur commence avec le passage obligé au contrôle commun de la douane et de l’immigration. Des avions ont atterri avec du retard et il y a une longue file d’attente devant les guichets. J’entends quelques mètres derrière moi un jeune français qui est en train de se plaindre en disant que “même en Roumanie c’est mieux organisé”. Une bonne remarque typique de gros con qui se croit supérieur. J’en ai rencontré pas mal des comme ça en voyage et mes compatriotes me font souvent honte d’être français. La file est effectivement assez impressionnante mais de nombreux guichets sont ouverts et elle avance en fait assez vite. Une fois arrivé devant l’officier, ce dernier semble un peu suspicieux car j’ai indiqué sur la fiche que je ne reste que cinq jours, et il me demande de lui présenter mon billet de départ. Les Néo-Zélandais sont aussi très maniaques pour tout ce qui touche la protection de leur île contre les matières organiques venant de l’extérieur. Il est strictement interdit d’importer de la nourriture, entre autres, et c’est indiqué absolument partout. Je me suis toujours demandé si ces précautions étaient réellement utiles et justifiés. Je me souviens qu’il y a douze ans, l’équipage des avions devant se poser en Australie ou Nouvelle-Zélande vaporisaient avant l’atterrissage un insecticide dans la cabine pour éviter que des moustiques ou des mouches ne profitent du voyage. L’Australie semble avoir assoupli ses règles, mais il n’en reste pas moins qu’il est très difficile de faire entrer dans ces pays un animal domestique. La quarantaine est toujours de six mois et l’obtention des autorisations est un véritable parcours du combattant. Après la douane, récupération des bagages et nouvelle file d’attente, cette fois pour le contrôle sanitaire. Les bagages sont à nouveau scannés. C’est la première fois que je vois dans un aéroport un passage aux rayons X avant de sortir de l’aérogare ! Mais bon, l’ensemble des contrôles de la sortie de l’avion à la sortie de l’aérogare dure au total environ 45 minutes, ce qui reste très acceptable.

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Goodbye Australia…

Samedi 11 juin, dernier jour à Sydney. Lever à 10h, petit-déjeuner dans la foulée. J’ai rendez-vous pour déjeuner avec Morgan et Marie. Je fais le plein d’essence de la voiture de Charles avant de la déposer dans le parking de son bureau. L’essence ici est beaucoup moins chère qu’en France. Pour du “sans-plomb” il faut compter environ 1,25 dollar par litre, soit 75 centimes d’euro. Il était temps de donner à boire à la bête, j’étais au bord de la panne d’essence. J’arrive au bureau vers 13h20. J’ai travaillé pendant près de cinq ans avec cette boîte mais je n’y avais jamais mis les pieds. Je retrouve sur la porte vitrée le logo de l’éditeur de logiciels pour lequel je travaillais, foutu logo tellement compliqué à utiliser car le dégradé de bleu était difficile à bien reproduire sur toute impression.

Nous allons déjeuner dans un restaurant italien situé dans l’immeuble voisin. Une fois de plus c’est excellent. La qualité de la bouffe en Australie aura été vraiment constante et je n’ai jamais été déçu, même dans certains endroits plutôt modestes comme le club RSL dont je parlais dans un précédent article. Pour retrouver ce niveau de qualité, de fraîcheur et de service en France, il faut aller dans des restaurants haut de gamme. Ici on trouve ça vraiment partout, en tout cas dans l’agglomération de Sydney. Certes, ce n’est souvent pas donné mais absolument irréprochable.

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Premières photos en ligne

Mon petit appareil photo numérique (un Sony Cybershot DSC-P200) a déjà servi 511 fois depuis le départ. J’ai fait une minuscule sélection de 22 photos que vous trouverez ici :

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J’essaierai d’en rajouter que j’aurai quelque chose d’intéressant à montrer et de la bande passante disponible.

Je ferai à chaque fois une annonce comme celle-ci.