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Photos et vidéo !

Après le long texte publié hier (auquel je viens d’apporter quelques corrections et ajouts), voici un jeu de 26 nouvelles photos dans la galerie.

J’ai également mis en ligne une petite séquence vidéo QuickTime (MPEG 1, 640 x 480, 70 Mo). Il s’agit d’un extrait de trois minutes (sur 1h25 !) du spectacle du groupe “Hei Tahiti” lors de la soirée de clôture du Heiva 2005. La qualité est médiocre car la vidéo a été faite avec mon petit appareil photo numérique, mais elle donnera un petit aperçu du style des danses tahitiennes.

Hei Tahiti (Heiva 2005)

La bande passante de mon serveur Internet étant limitée, je vous recommande de télécharger préalablement la vidéo afin de la visionner localement sur votre machine (click droit sur le lien ci-dessus pour enregistrer le fichier). Vous pouvez utiliser sur Mac OS ou Windows le lecteur QuickTime d’Apple disponible gratuitement.

Affaire à suivre !

Paroles, paroles, paroles…

Nous sommes le 27 juillet et je n’ai plus écrit un seul mot dans le blog depuis près de deux semaines. J’attendais d’avoir suffisamment de matière digne d’intérêt pour me lancer dans un nouvel article. Comme toujours en Polynésie, les choses ont traîné en longueur. Un pas en avant, deux pas en arrière… C’est très vicieux comme système car j’oscille en permanence entre optimisme et déprime. Mon humeur générale s’en ressent fortement. Je crois parfois enfin avoir réussi à mettre le pied dans la porte mais l’équilibre est tellement fragile que le lendemain j’ai l’impression de lamentablement revenir au point zéro. La semaine dernière je commençais à envisager très sérieusement de rentrer en France pour réfléchir à un nouveau départ. Je me suis renseigné, en cette période de l’année il y a un vol quotidien pour Paris. Il y a eu un peu de neuf depuis et j’ai repoussé pour quelque temps l’idée de rentrer, mais rien n’est joué.

Quoi qu’il en soit, je suis maintenant bien loin de mon projet initial d’installation sur une île du bout du monde. Se battre pour vivre hors des jalons imposés par le système est extraordinairement enrichissant pour l’individu mais c’est un combat quotidien, bien plus difficile que d’attendre son chèque en fin de mois… Je ne suis pas vraiment inquiet pour l’avenir car je sais bien que je retomberai d’une manière ou d’une autre sur mes pattes, mais je suis très agacé de ne pas réussir à atteindre pour l’instant l’objectif que je m’étais fixé. Ce serait une erreur de croire que refuser les valeurs sociales et morales définies arbitrairement par la société signifie errer sans but. N’écoutez pas les détracteurs de la pensée individuelle qui décrivent le libertaire comme étant sans foi ni loi. Il se crée sa propre échelle de valeurs, bien plus exigeante que celle prenant pour base de référence le plus petit dénominateur commun du groupe. Le fait de mener à leur terme les projets qu’il se fixe est essentiel car il est son juge intrinsèque. Il est difficile de mentir à soi-même…

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Un déluge de photos !

J’ai refait hier une troisième fois le tour de Tahiti, cette fois avec l’appareil photo dans la poche !

Voici donc de quoi occuper les yeux en attendant le prochain article : galerie.

Allons enfants…

En ce jour de gloire qui a du mal à arriver, je ne peux pas m’abstenir de citer comme chaque année ces quelques lignes de circonstance tirées du “Horla” de Maupassant – que je viens de relire – :

“14 juilllet. – Fête de la République. Je me suis promené par les rues. Les pétards et les drapeaux m’amusaient comme un enfant. C’est pourtant fort bête d’être joyeux, à date fixe, par décret du gouvernement. Le peuple est un troupeau imbécile, tantôt stupidement patient et tantôt férocement révolté. On lui dit : « Amuse-toi. » Il s’amuse. On lui dit : « Va te battre avec le voisin. » Il va se battre. On lui dit : « Vote pour l’Empereur. » Il vote pour l’Empereur. Puis, on lui dit : « Vote pour la République. » Et il vote pour la République.

Ceux qui le dirigent sont aussi sots ; mais au lieu d’obéir à des hommes, ils obéissent à des principes, lesquels ne peuvent être que niais, stériles et faux, par cela même qu’ils sont des principes, c’est-à-dire des idées réputées certaines et immuables, en ce monde où l’on n’est sûr de rien, puisque la lumière est une illusion, puisque le bruit est un illusion.”

Aux armes citoyens…

Le temps passe … et rien ne se passe

Le cocotier devant ma terrasse a une nouvelle branche. Au début pousse une longue tige verticale, que je croyais juste être un bâton de plusieurs mètres. Puis, en quelques heures la tige éclate sur toute sa longueur et un bouquet de feuilles sortent d’un coup. C’est impressionnant à voir. A peine la branche éclose, des dizaines de mouches pisseuses se sont collées dessus, suçant comme des vampires la sève des jeunes feuilles. La pauvre branche semble toute desséchée à présent.

Je viens de revoir “Le mépris” de Godard. Il fait partie des quelques films que j’ai emmenés avec moi. Je me suis dit que Brigitte Bardot méritait de mourir jeune, comme Marylin Monroe. Elle avait le profil pour devenir une légende. Quand on voit la loque humaine qu’elle est aujourd’hui, c’est bien triste…

Rien de bien excitant depuis la semaine dernière. Toujours aucune suite des quelques contacts professionnels que j’ai eus. J’ai appelé Olivier cet après-midi pour essayer de faire avancer les choses, et nous avons pris rendez-vous pour mardi prochain. Je n’aime pas bousculer les gens mais ces vacances forcées m’ennuient et j’en suis toujours à me poser la question si je vais rester ou non en Polynésie. Il faut donc que je me remue afin de me faire une opinion sur mes chances de trouver ici ce que cherche. Symptôme de mon ennui : Je passe du temps devant mon ordinateur. Je découvre les quelques jeux vidéo qui traînent sur son disque dur, “SimCity 4″ et “Myst IV Révélation”, mais je suis assez nul à ces trucs. Je lis aussi un peu.

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Une petite photo de plus dans la galerie

Aujourd’hui, quelques corrections mineures apportées au texte publié mardi, un nouvel article en ligne (”Entre l’orange et le bleu”) et une petite photo de plus dans la galerie (galerie).

Bonne lecture !

Entre l’orange et le bleu…

Comme je l’écrivais dans mon dernier article, j’ai croisé jeudi Michel aux “3B” et lui ai fait part de mon problème pour obtenir un certificat de résidence, document indispensable pour nombre de formalités administratives. Après un moment de réflexion, Michel prend son gros carnet d’adresses en marmonnant quelque chose du genre “après tout il est sénateur…” puis saisit son téléphone portable et compose un numéro. Il donne son nom et demande alors à parler à … Gaston Flosse ! La personne au bout du fil transfère l’appel et Michel dit à son nouvel interlocuteur qu’il souhaite le rencontrer et demande s’il peut être accompagné d’un ami français. Un rendez-vous est pris pour mardi 5 juillet à 9h du matin. Je n’en crois pas mes oreilles. Le conversation aura duré trois minutes, et après qu’il ait raccroché je lui demande s’il s’agit bien du même Flosse, celui qui régna en quasi-monarque absolu de la Polynésie durant plus de deux décennies, et réputé être la plus grosse fortune du Pacifique. Il me confirme la chose et me dit avoir accès à Flosse car il connaît Jacques Chirac ! Trop c’est trop. Je me dis que mon coco affabule complètement. Devant mon scepticisme, il sort de son sac une enveloppe avec en-tête de la Présidence de la République Française adressée à son nom. L’enveloppe contient une lettre de quelques lignes où le secrétariat de la Présidence remercie Michel de son courrier dont le contenu a été communiqué au président, ou un truc du genre. Je ne gobe pas car je connais déjà ce truc de débutant qu’une vieille connaissance, escroc de profession, m’avait appris il y a vingt ans. Tout le monde peut écrire au chef de l’état et un courrier accusant réception est systématiquement envoyé par le secrétariat de l’Elysée. Mais bon, je ne veux pas vexer Michel et après tout, je suis assez curieux de voir comment il va essayer de s’en sortir dans cinq jours. Il me dessine un petit plan pour m’expliquer où me rendre mardi, dans le quartier des administrations, en me précisant que l’immeuble ne paye pas de mine mais que l’intérieur est très luxueux. Nous convenons de nous retrouver au café du coin une demi-heure avant le rendez-vous. Je décide de ne rien écrire pour l’instant dans le blog.

De retour chez moi, à Paea, je ne peux m’empêcher de cogiter. Est-ce que Michel me fait une de ses blagues dont il est coutumier ? Et s’il connaissait réellement Flosse ? Peut-être que ce dernier est facilement accessible, ce qui me semble quand même étonnant vu le personnage… Cela dit, après s’être identifié, Michel l’a eu au téléphone très rapidement, comme si son interlocuteur le connaissait personnellement. Michel est il une sorte de barbouze, rabatteur à la solde du parti orange ? En plus, c’est grâce à lui que j’ai rencontré Olivier, militant déclaré de l’autre bord, ainsi que Roti, qui ne cache pas être indépendantiste. J’avais lu que l’ancien gouvernement avait une cellule dédiée au renseignement, sans compter le G.I.P. dont j’ai déjà parlé. Il est vrai que Michel connaît beaucoup de monde, j’ai pu clairement m’en apercevoir au fil de ces trois dernières semaines.

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Enfin des nouvelles !

Douze jours sans article, le “fiu” me gagnerait-il ?

Je viens de poster un nouveau texte, et vais sans doute en publier un autre d’ici la fin de la semaine, avec une petite surprise !

Pas grand chose côté photos, juste deux petites nouvelles (galerie).

A la prochaine…

Tahiti Nui, PK 20.4

Dimanche 3 juillet. Voici une douzaine de jours que je n’ai plus touché à mon clavier. Avec la chaleur et l’humidité, il est facile d’être “fiu” (prononcer “fiou”), merveilleux mot tahitien qui semble désigner de manière assez large l’envie de ne rien faire. Nous autres européens évoquerions plutôt la paresse, la lassitude, la fatigue. Que des mots à consonance négative, alors qu’ici on pourrait presque parler d’un art de vivre ! A propos de climat, je ne sais pas encore si je serai encore là quand l’été austral viendra mais je crains un peu la température, et surtout l’humidité. A peine sorti de la douche, je suis dégoulinant à même me demander parfois si je me suis séché ! Quant à l’humidité, elle est réputée tueuse de matériel électronique et il va falloir que je commence à me préoccuper sérieusement de faire des sauvegardes régulières des données de mon PowerBook. J’ai emporté à cet effet deux petits disques externes de 60 et 80 Go. J’ai lu dans le guide d’accueil de la Polynésie 2005, remis par le Haut-Commissariat aux fonctionnaires et aux militaires en poste ici, et dont je me suis procuré un exemplaire, que la durée de vie des appareils électroniques était réduite à deux ou trois ans si on ne prend pas de précautions.

Ce climat tropical est également très favorable à la prolifération des moustiques, qui sont moins nombreux que ce que je craignais mais il n’en reste pas moins que je me fais piquer quasiment tous les jours. Je me répète à longueur de journée “surtout ne pas gratter, surtout ne pas gratter, …”. Comme en Guyane Française, où j’ai passé une dizaine de jours en 2001, le produit le plus recommandé est le “Off!” de Johnson. Pour compléter la panoplie de protection chimique il faut traiter les vêtements par vaporisation ou trempage avec un produit tel que “Insect Ecran” mis au point par l’institut Pasteur. Plus de quarante pour cent des piqûres de moustiques se font à travers les vêtements. Les Polynésiens ont recours à des méthodes plus naturelles pour tenir à distance les assaillants. Ils s’enduisent de monoï, huile épaisse de noix de coco parfumée à la fleur de tiaré, ou encore d’huile mélangée à de l’essence de citronnelle. Pire encore que les moustiques sont les sanguinaires nonos, appelés aussi “yan yan” comme en Guyane. Ce sont des petites mouches des sables, plus difficiles à repousser, et dont les piqûres provoquent des démangeaisons insupportables. Heureusement pour moi, les nonos infestent essentiellement l’archipel des Marquises, où je n’ai à priori pas l’intention d’aller.

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