Adriana et François à Tahiti

Adriana Karembeu

Tout comme les Seychelles, la Polynésie est l’un des hauts lieux du tourisme pour jet-setters et autres gens fortunés. Presque chaque semaine apporte son lot d’acteurs, chanteurs, politiciens ou industriels. De Bill Gates à Silvio Berlusconi, en passant par Brad Pitt ou Diego Maradona, beaucoup se retrouvent ici dans la relative discrétion des îles. Hier, c’était la ravissante Adriana Karembeu qui arpentait la salle des pas perdus de l’aéroport international de Tahiti Faa’a. Cette proximité participe sans doute au “mythe Tahitien” et me rappelle la principauté de Monaco, près de laquelle j’ai vécu quelques années. C’est amusant, car la barrière qui sépare people et peuple s’estompe quelque peu ici, tout du moins dans les esprits.

C’est l’heure de dîner. Au menu ce soir du poisson cru au gingembre, accompagné de taro, manioc, uru et bananes. Quand on y a goûté on ne peut plus s’en passer ! Les Polynésiens n’ont pas conscience de leur chance d’avoir localement tout ce qu’il faut pour satisfaire leurs besoins alimentaires. Des eaux poissonneuses aux cocotiers, rien ne manque. Mais aujourd’hui bon nombre de ceux qui vivent à Tahiti préfèrent les hamburgers des deux Mac Donald’s de l’île, attrait pour la sous-culture américaine oblige. Le développement de l’obésité en est la première conséquence. La quasi-totalité des marchandises étant importée, toute la Polynésie est tributaire du fret maritime. Depuis quelques jours, il y a une pénurie de pain frais. Le cargo qui devait livrer ses 1600 tonnes de farine est en panne. Il y a quelque temps c’était les pommes de terre qui avaient disparu des étalages. Ce système d’approvisionnement par à-coups est déroutant pour qui est habitué à la facilité des pays continentaux industrialisés.

François Baroin, le jeune ministre de l’outre-mer a fait une tournée express en Polynésie la semaine dernière. Il a laissé une excellente impression derrière lui. Tout le monde prédisait l’affrontement entre le représentant de l’Etat français et le président Oscar Manutahi Temaru. Ce dernier multiplie les déclarations indépendantistes et la situation est de plus en plus tendue. On commence à murmurer un possible bouleversement du paysage politique à l’occasion de l’élection du président de l’assemblée territoriale le 13 avril prochain. Par le jeu des alliances, la coalition UPLD au pouvoir pourrait perdre la majorité. La Polynésie n’atteindra-t-elle jamais la stabilité politique ? J’en reparlerai prochainement…

You can follow any responses to this entry through the RSS 2.0 feed. You can leave a response, or trackback from your own site.
Leave a Reply

XHTML: You can use these tags: <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>