Caviar et vodka

Mille millions de sabords ! Je viens de relire mon billet de la veille, ou plus exactement celui bâclé ce matin, avant de sombrer dans le sommeil, et j’ai vu d’honteuses fautes d’orthographe. Je ne peux même pas les corriger, le navigateur de mon iPad fonctionnant mal avec le logiciel de gestion du blog. Que les puristes me pardonnent !

Couché ce matin à huit heures, je pensais que j’allais dormir toute la journée. En fait, six heures m’ont suffit et je me suis extirpé de mon immense lit, dans lequel la compagnie de deux Ukrainiennes n’aurait posé aucun problème, à quatorze heures. Trop tard pour le petit déjeuner, mais le restaurant de l’hôtel servait encore. J’ai improvisé un brunch, avec pour menu caviar de saumon sur glace, purée d’aubergines, tartare de thon et de saumon, tiramisu et deux doubles expressos. Pendant mon petit déjeuner en terrasse, un couple est venu s’installer à une table voisine, suffisamment proche pour que je ne puisse rien perdre de leur conversation, pas très discrète au demeurant. Lui était un Américain vivant à Las Vegas, la cinquantaine, et elle, une Ukrainienne pas mal, de vingt ans sa cadette. Le type était à mourir de rire. Il s’agissait d’une rencontre très récente, manifestement déjà « consommée », et notre bonhomme sortait le grand jeu à la fille. Son discours et son attitude était caricaturaux, et la fille avait flairé là un bon pigeon à plumer. Le type manquait particulièrement de finesse et je me suis intérieurement réjoui de ce qu’il allait lui arriver.

A 16h30, j’ai retrouvé T. et C. en haut du fameux escalier Potemkine, là même où Eisenstein tourna en 1925 la scène d’anthologie du landau dévalant les 192 marches, reprise ensuite dans « Les incorruptibles ». Vu de près, l’escalier n’a rien d’exceptionnel. Avec un funiculaire qui le longe sur un coté, j’ai pensé à la butte Montmartre, le Sacré Coeur en moins. Je suis ensuite rentré à mon hôtel, faisant un détour pour voir de près le magnifique opéra d’Odessa. Je regrette de n’avoir pas le temps d’assister à une représentation. Nouveau rendez-vous avec T. et C. une heure plus tard, pour aller diner dans un restaurant en bord de plage de la mer noire. Le lieu est assez sympathique avec son bâtiment en bois au toit de chaume et son orchestre très « bal de province ». D’après T., cette table fait partie du top 5 des meilleurs restaurants d’Ukraine. Nous sommes loin d’un trois étoiles Michelin, mais les plats sont assez raffinés. Au menu pour moi vodka, caviar de saumon à nouveau, poisson plat dont je ne me souviens plus du nom et ananas au gingembre comme dessert. J’aurais bien cité ici le nom du restaurant, mais le ticket de caisse est évidemment … en cyrillique ! Après ces agapes, nous sommes retournés à mon hôtel pour descendre une (petite) demie bouteille de vodka et pour que C. emprunte l’un de mes pantalons de moto.

Demain matin, direction Crimée. Quelques 540 kilomètres de rodéo sur les routes défoncées d’Ukraine nous attendent. Nous partons à neuf heures, car le trajet sera certainement long et physique, surtout pour C. qui ne raffole des longues étapes à moto. Quant à moi. J’ai hâte de retrouver ma selle ! Dans la soirée, nous devrions être à Sevastopol, où j’ai réservé deux chambres à l’hôtel Admiral.

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2 Responses
  1. Pawa dit :

    Pas de billet ce matin ? On s’inquiète presque, vu ta constance depuis le début …
    Naufrage de l’Amiral à la bataille de Sébastopol ?

  2. Vespa dit :

    Toujours agréable, ton récit de voyage !
    7 pays en 7 jours, joli trip ;-))
    Va falloir prendre le temps de jouer au touriste,
    suis impatiente de voir les photos :-))

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