Nuit presque blanche à Odessa

Encore une panne d’oreiller ce matin, mais pour T. cette fois. Petit déjeuner à l’hôtel, et nouvelle délicieuse représentante de la gent féminine moldave au service. Comme je l’écrivais hier, le personnel de l’Imperial Hotel est exclusivement composé de jeunes filles, toutes ravissantes, toutes brunes, et toutes dans ce style de « soubrettes candides » qui ne laisse pas indifférent la plupart des hommes. Le « DRH » des lieux a de la constance dans le recrutement !

Départ très tardif aujourd’hui, nous avons quitté l’hôtel à midi. Vladimir, le motard russe rencontré la veille, nous avait recommandé d’emprunter un axe secondaire afin d’éviter la Transinistrie, et de passer en Ukraine par un poste frontière peu fréquenté. Nous voici sur une route très semblable à celle d’hier, quasi déserte. Le revêtement est moyen mais permet quand même une vitesse de croisière élevée. Au bout d’une soixantaine de kilomètres vite avalés, nous arrivons au premier point GPS, supposé être un village, mais en fait, nous sommes … au milieu de nulle part ! La cartographie de mon GPS de la Moldavie étant très limitée, celui-ci a dû nous guider jusqu’à l’endroit le plus proche de notre destination, mais sur la seule route qu’il avait dans sa base. En clair, nous étions sur la route principale nous conduisant en Transinistrie, celle justement que nous ne voulions pas prendre. Quelques kilomètres plus loin, nous avons trouvé une station service à laquelle nous nous sommes arrêtés. Le pompiste nous a expliqué en roumain, avec un fort accent russe, qu’il fallait revenir en arrière pour prendre une autre route. Coup de chance, un automobiliste qui faisait le plein d’essence allait justement à l’embranchement où nous étions supposer bifurquer et il nous a proposé de le suivre pendant une vingtaine de kilomètres.

Enfin sur la bonne route, nous avons continué ainsi, quasiment en ligne droite, pendant une centaine de kilomètres. Apparemment, l’Etat Moldave a lancé un programme de rénovation de son réseau routier et de nombreuses sections sont refaites à neuf, ce qui nous permet de faire des pointes à près de 200 km/h. A d’autres moments, le bitume est tellement défoncé que l’on a l’impression de participer à une course d’enduro. Quel que soit le terrain, nos GS se comportent incroyablement bien. Arrivés au poste frontière de Starokozache, les formalités se passent assez rapidement et sans encombre. La suggestion de Vladimir fut excellente. Cette fois, nous sommes bel et bien sortis de l’Europe administrative.

Les premiers tours de roue sur le sol Ukrainien sont fidèles à la description que l’on nous en avait faite. La route est constellée de trous, d’ornières et de dévers. Le pilotage n’est pas difficile mais requiert une attention permanente. Une erreur, c’est la chute ou la casse… Vient la bifurcation pour aller vers Odessa, mais manque de chance, celle-ci est fermée et gardée par un flic. Nous sommes obligés de faire un détour assez important pour passer par la seule alternative possible, la route du bord de la mer Noire. Nous arrivons enfin à Odessa peu après 18h, au terme d’une étape de 307,9 kilomètres. La ville est belle avec ses vieux bâtiments, ses rues pavées et ses tramways, mais le temps n’est pas encore au tourisme. Demain sera notre première journée sans moto et nous irons nous balader un peu.

C., la copine de T., arrive par avion cette nuit, à 2h20. Un appartement nous a été prêté par un ami russe de la famille de C., mais après réflexion, je préfère pour ma part aller à l’hôtel. Les tourtereaux ont certainement envie d’un peu d’intimité, et de plus, j’ai vraiment besoin de sommeil. Je n’ai pas envie d’être tiré du lit à 9h du matin pour aller faire la tournée des musées. Et puis j’ai aussi besoin d’un peu de solitude après une semaine de vie « communautaire » avec T. J’ai donc réservé une chambre au Continental Business Hotel, près de l’opéra d’Odessa, dont mon père a fait les décors pendant le seconde guerre mondiale. L’hôtel est un quatre étoiles un peu vieillot, mais la chambre est grande et agréable. Une fois le check-in fait, nous avons diné dans un restaurant du quartier, puis sommes allés voir l’appartement où habiterons T. et C. Ensuite, quartier libre. T. est resté à l’appartement faire un petit somme, quant à moi, je suis revenu à mon hôtel commencer à rédiger ce billet. J’étais tellement fatigué que je me suis endormi en écrivant !

A deux heures du matin, après à peine une heure de sommeil, T. est passé me chercher et m’a réveillé pour aller à l’aéroport. Nous voici trois à présent. Le rythme de la semaine à venir va changer, entre sorties et tourisme. Une fois les affaires de C. déposées à l’appartement, nous sommes allés dans une boite de nuit d’Odessa proche de mon hôtel, le « Captain Morgan » et nous avons fait la fermeture. Ambiance et musique techno sympa. Comme je m’y attendais, les Ukrainiennes « valent le détour » et j’aurai certainement l’occasion d’en reparler !

Voilà il est 7h40 du matin, l’heure pour moi d’aller dormir. Je n’ai même pas l’énergie pour relire ce billet vite redigé. Je pense que je vais passer une bonne partie de la journée au lit. Je ne sais pas encore si nous allons reprendre de route, en direction de la Crimée, lundi ou mardi matin. Demain est un autre jour !

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