Sydney, trois jours plus tard

Je suis encore pour un jour à Sydney. Mardi matin, je commence ma journée par un expresso au Elizabeth Bay Café, celui-là même où j’allais petit-déjeuner tous les jours il y a douze ans. Je discute avec la serveuse, qui me raconte qu’il a changé deux fois de propriétaire depuis. Ensuite, un saut au “bottle shop” du coin où j’achète deux bouteilles d’un vin Australien qui m’avait laissé un excellent souvenir, le Henschke “Hill of Grace”. A l’époque il n’était que peu connu, mais il est considéré maintenant comme l’un des meilleurs vins d’Australie et son prix a été multiplié par huit ! Pas très raisonnable, mais on n’a qu’une vie n’est-ce-pas ? Une bouteille à boire ce soir, et l’autre à laisser à Charles pour son retour de Kuala Lumpur.

A ce sujet, pour ceux qui ne connaissent pas ce pays, un truc marrant ici : pour des questions de licence je crois, de très nombreux restaurants ne proposent pas de vins à leur carte. Ils indiquent dans ce cas “BYO”, ce qui veut dire “buy your own” (achetez votre propre bouteille). Il y a beaucoup de magasins de vins et spiritueux. Il suffit d’aller acheter sa bouteille dans l’un de ces “bottle shop” et quand on arrive au restaurant, on remet la bouteille au serveur, qui se charge de la déboucher, après une éventuelle décantation. Parfois le restaurant facture un dollar pour ce service qui s’appelle le “corkage”. Je trouve ce système pas mal car le choix des vins est évidemment beaucoup plus large, et on ne paye pas le prix fort. A noter également que je crois qu’il est interdit ici de se balader dans la rue avec une bouteille à la main. Comme aux US, elle doit être enveloppée dans un sac.

Direction le parking de l’Opera House, où je laisse l’Audi de Charles et me dirige vers Circular Quay. Sydney étant une ville construite autour d’une multitude de baies, il y a en plus des bus et du métro (très développé), un réseau de ferries qui desservent les différents quartiers se trouvant en bord de mer. Beaucoup de gens prennent donc le bateau pour se rendre au bureau. Sympa, non ? La gare maritime centrale, à l’une des extrémités de la City, est sur un quai légèrement circulaire, d’où son nom. Il y a là une demi-douzaine de quais et différents types de bateaux. Les vieux ferries classiques, des “Jetcat” (la version rapide), des taxis maritimes (de type Zodiac). Le 26 janvier, jour de la fête nationale, il y a une course des vieux ferries dans la baie. Tous les australiens propriétaires de bateaux sortent leur embarcation ce jour-là et c’est absolument féerique de voir ces milliers de bateaux couvrant l’immense plan d’eau. La zone de Circular Quay est très fréquentée, d’une part par les Australiens, mais aussi par les touristes dont c’est l’un des points de départ pour les excursions. Il y a deux Aborigènes qui jouent sur le quai de leur instrument traditionnel, le “didgeridoo” (orthographe à vérifier !), dans une version modernisée un peu techno avec une boîte à rythme et un ampli. Je prends le Jetcat de 17h10 pour Manly, l’un des quartiers de l’autre côté de la baie. La traversée dure quinze minutes et la ballade est très sympa, car on passe juste devant le fameux Opera House, le fort Denison (ancienne petite île prison désaffectée je crois), le port militaire, le zoo, avec en fond le non moins célèbre Harbour Bridge.

A Manly je me promène une petite heure, la nuit tombée. Je connais un peu le quartier pour y avoir cherché un appartement à l’époque où j’habitais ici. Je déguste une glace et passe à un café Internet pour y publier mon article précédent sur le blog. Je n’avais pas pu le faire à l’hôtel car les PC du lobby sont bridés et ma clé USB contenant le texte n’était pas reconnue. Je regarde un peu les annonces dans les agences immobilières, très nombreuses à Sydney (les “Real Estate”). Acheter ici n’est plus à la portée du premier venu… Pour avoir un simple deux pièces dans un quartier correct, il faut compter au moins 400 000 dollars Australiens, c’est à dire près de 250 000 euros. Je vois aussi de magnifiques maisons à vendre pour plus de trois millions de dollars ! Retour par le Jetcat de 18h15, navigant cette fois au milieu des milliers de feux de la ville. Je me dis une fois de plus que Sydney est vraiment la plus belle métropole au monde.

Je reprends la voiture pour la déposer à l’hôtel, car Michael, le fils aîné de Charles doit passer me chercher avec sa copine Kirsten vers 19h30 pour aller dîner. Il arrive pile à l’heure, et nous allons dans un restaurant Malaisien à Darling Harbour après avoir bu un verre dans un bar sur les quais. Une fois de plus la bouffe est excellente, et nous buvons l’une des bouteilles de vin achetée cet après-midi. J’avoue que je suis un peu déçu mais il est quand même pas mal. Michael semble bien aimer picoler, et quand on est sorti du resto, il est manifestement pas mal “fait” ! Retour à l’hôtel vers minuit et je me glisse rapidement au lit. Je n’ai plus vingt ans et l’accumulation de fatigue se fait vite sentir.

Hier matin réveil à 9h. Je dois changer de chambre car le propriétaire de la 1408 vient dans l’après-midi. En fait les studios-appartements appartiennent à des particuliers qui peuvent les occuper quand ils le souhaitent, et le reste de temps ils sont loués comme des chambres d’hôtel. Pratique pour avoir un pied à terre tout en le rentabilisant. On me donne la chambre 1403, au même étage. Cette fois-ci j’ai une vue beaucoup plus belle, sur Hyde Park. Par contre le studio est un peu plus petit, de la taille d’une grande chambre d’hôtel avec une kitchenette. Encore une Sony Playstation 2 connectée à la télévision !

Je devais en principe dîner dans un restaurant Japonais avec Nick et Nancy, mais ils m’appellent pour me proposer plutôt de déjeuner car Nancy n’est finalement pas disponible ce soir. Rendez-vous est pris pour 11h30 dans le quartier de Dee-Why, assez loin dans le nord de l’agglomération de Sydney. Comme d’habitude je suis à la bourre, cette fois à cause du changement de chambre, et je cafouille encore pour trouver la bonne route. J’arrive avec près d’une heure de retard. Nous déjeunons dans une pizzeria face à une immense plage quasi déserte balayée par des rouleaux explosant dans des gerbes d’écume. Nous nous faisons nos adieux en espérant mettre cette fois moins de onze ans pour nous revoir !

Je reprends la route vers le nord pour me diriger vers le quartier de Palm Beach, à une quinzaine de kilomètres. C’est l’un des coins les plus huppés de Sydney, situé sur une étroite péninsule où les maisons sont cachées dans la végétation et font face à l’océan. Un peu comme Saint Jean Cap Ferrat ou le Cap d’Antibes sur la Côte d’Azur. Difficile de s’habituer à la conduite en Australie. Il y a beaucoup de radars automatiques et les flics chassent impitoyablement les excès de vitesse. Pourtant les routes sont souvent très larges, en général à trois ou quatre voies dans chaque sens sur les axes principaux. En agglomération la vitesse standard est de 50 km/h, mais parfois de 30 ou 40 dans certaines zones. Les voies rapides sont limitées à 70 ou 80 km/h et les autoroutes à 100 ou 110 km/h suivant les endroits. En 1993 je m’étais fait attraper en pleine nuit à 200 km/h sur l’autoroute en rase campagne en revenant de Melbourne et j’ai eu la chance de ne pas être Australien car sinon j’étais bon pour me retrouver derrière les barreaux ! Je m’en étais juste tiré avec une grosse amende. Il y a cependant pas mal de victimes de la route ici mais le principal ennemi est la fatigue au volant. Les distances sont énormes et la conduite très monotone. L’Australie est le seul pays au monde à ma connaissance où on peut rouler des journées entières en ligne droite sans croiser la moindre trace de vie, si ce n’est les kangourous qui ont la mauvaise habitude de traverser, attirés par la lumière des phares. Du coup on voit pas mal de cadavres de ces pauvres bêtes sur le bord des routes quand on sort des villes.

Arrivé à Palm Beach vers 15h, je recherche un fabuleux hôtel-restaurant, surplombant sur une falaise, où j’avais dîné en 1993. Malheureusement je n’arrive plus à retrouver l’endroit. Je traîne quand même un peu dans Palm Beach. Certaines propriétés sont incroyables, de vrais chefs d’oeuvres d’architecture futuriste. La plage au bout de la péninsule est une fois de plus magnifique, et je vois une file de camions stationnés sur le bas-côté. On est manifestement en train de tourner un film. Plus loin sur la même plage il y a une séance de photos et j’aperçois une starlette blonde qui fait très “Pamela Anderson” dans “Alerte à Malibu”.

Je reprends la route de retour vers le centre de Sydney et je bifurque vers le quartier de Mosman pour faire un rapide saut au Taronga Zoo. Je me fais une petite frayeur en voiture en hésitant un peu trop en déboîtant. Je n’ai pas encore retrouvé tous les automatismes de la conduite à gauche mais curieusement je ne me fais pas engueuler par le conducteur de la voiture qui a dû faire un écart pour m’éviter. Les gens sont plutôt du genre tolérants ici. J’arrive au zoo une heure avant la fermeture et j’en fais une visite express, comme lors de mon dernier passage d’ailleurs. Je vois des kangourous, des wallabies, des wombats, des koalas, des pandas, des chimpanzés, des tigres, des lions, des girafes, un tas de reptiles et d’oiseaux divers. Ce zoo est très bien placé en bord de mer et les animaux semblent vivre dans de bonnes conditions.

A nouveau dans la voiture, quelques embouteillages pour revenir dans la City, et retour à l’hôtel. A propos de circulation, une bonne idée a été trouvée ici pour faciliter le trajet des gens qui vont bosser : dans de nombreux grands axes, certaines voies sont réservées pendant certaines heures de la journée aux voitures transportant plusieurs personnes afin d’encourager le covoiturage. Ces voies sont marquées au sol par un grand “T” suivi du nombre de personnes minimum requises dans la voiture pour pouvoir utiliser cette voie, et en dessous la tranche horaire est indiquée, par exemple “T3 – 8-10 AM” (pour trois personnes entre huit et dix heures du matin). Le code de la route n’est pas toujours évident en Australie car il existe énormément d’exceptions aux règles générales, en particulier en ce qui concerne les voies à emprunter, les variations de vitesse et le stationnement. Il faut aussi être assez concentré pour réussir à tout lire !

Après quelque temps passé à somnoler à l’hôtel, je ressors à pied et me ballade une bonne heure dans le quartier chinois de la City. Je finis par m’installer pour dîner dans un “Sushi Bar”, avec un tapis roulant de sushis défilant sous mon nez. Je connaissais le concept mais n’avais encore jamais essayé. Ce n’est pas excessivement cher et très pratique. On mange vite, bien, et choisit exactement ce qu’on veut. Ensuite je passe à “Delifrance”, une chaîne de cafés-boulangeries à la française créée il y a une quinzaine d’années par un français installé ici, que j’avais rencontré à l’époque lors d’une réception et qui a fait un véritable tabac. Un café et une salade de fruits plus tard, je vais au “V”, un bar branchouille sur Liverpool Street, le temps d’un dernier whisky. Avant de rentrer à l’hôtel pour écrire ces quelques lignes je passe dans un énorme café Internet pour parcourir mes e-mails. Le concept est intéressant : c’est ouvert jusqu’à deux heures du matin, il faut passer tout d’abord à un automate où on choisit un nom d’utilisateur et un mot de passe, puis le durée de connexion souhaitée. On introduit ensuite les pièces ou les billets par tranche de 50 cents les quinze minutes (tarif dégressif) et il ne reste plus qu’à s’installer sur l’un des 200 PC en se connectant avec l’identifiant choisi. Le système semble au point et simple à utiliser avec le minimum de personnel.

Encore couché tard, vers 4h du matin. Ecrire ces textes prend du temps ! Réveil pénible vers 10h. J’ai rendez-vous cette fois avec Tom pour déjeuner au “Fish Market” à midi. L’une de mes ex copines australiennes me parlait régulièrement de cet endroit mais je n’avais jamais fait l’effort d’y aller. J’avais tort, mais mieux vaut tard que jamais… Je prends un taxi et rejoins Tom. Le “Fish Market” est juste à côté du port de pêche de Sydney, près de l’Anzac Bridge (anciennement Pyrmont Bridge je crois). Il y a devant les pontons réservés aux bateaux de pêche une grande halle, remplie de poissonneries ainsi que de quelques “fish and chips” et “coffee shops”. Les poissonneries vendent pour moitié des poissons et fruits de mer frais apportés dans la matinée par les pêcheurs, et pour autre moitié la même chose mais déjà passée à la casserole. Juste en face des pontons il y a quelques dizaines de tables d’accès libre, où le principe est de s’installer avec ses propres assiettes, puis d’aller chercher de quoi les remplir dans la halle. Nous nous sommes fait une véritable orgie de produits frais : thon, crevettes, huîtres, homards et un peu de friture diverse. Tom avait apporté une bouteille de vin blanc. Nous y passons deux bonnes heures à discuter et nous empiffrer. Tom est comme toujours en grande forme. Des pélicans et des Ibis, sans compter les innombrables mouettes, surveillent les tables dans l’espoir d’hériter de quelques morceaux de poisson. Tom me ramène à proximité de mon hôtel dans son cabriolet, une fort sympathique Honda S2000. Voilà bien longtemps que je n’avais plus roulé en cabriolet et je dois avouer qu’en seconde voiture c’est très agréable. Le moment des adieux est venu mais je lui promets que je repasserai le voir.

Marche jusqu’à l’hôtel pour y traînasser un peu, puis je vais jusqu’au monorail suspendu et le prends jusqu’à Darling Harbour. J’ai vu que le musée maritime de Sydney a accueilli une nouvelle unité à flot depuis ma dernière visite en 1993, un sous-marin d’attaque conventionnel, lancé en 1969 et retiré du service en 1999. Je n’avais visité qu’un seul sous-marin à ce jour, lors d’un voyage il y a quelques années à San Francisco. La visite est rapide car le musée ferme dans une heure mais passionnante, en compagnie d’un retraité de la marine Australienne. J’en profite pour revoir rapidement le destroyer amarré à couple du sous-marin. Si vous aimez les musées maritimes et que vous passez dans le coin, je vous le recommande vivement. Les bateaux sont dans un état exceptionnel et il y en a une bonne vingtaine à voir, tous à flot dans le port.

Ensuite, c’est au tour de l’aquarium que j’avais aussi déjà visité à l’époque mais qui vaut vraiment le détour. Il y a une variété incroyable de poissons, crocodiles et autres bestioles. On y trouve également deux grands bassins traversés par des tunnels transparents, l’un avec des phoques et l’autre avec des requins, des raies et de nombreux énormes poissons d’eau salée. Le nouvel aquarium de la Rochelle fait à côté de celui-ci bien piètre figure !

Il est 19h15 et je traîne encore un peu sur Darling Harbour. J’hésite à aller voir un film au cinéma IMAX mais j’ai la flemme d’attendre la prochaine séance. Un café et un Tiramisu plus tard, j’attrape un taxi maritime pour me balader une petite heure autour de quelques baies de Sydney. Je passe devant le port militaire bien rempli, où un énorme navire de surveillance américain est à quai. Le chauffeur du taxi (un gros Zodiac) me dit qu’on ne peut pas s’approcher de ce bateau car il parait que les américains sont devenus totalement paranos et les sentinelles ont la gâchette facile. Je passe aussi devant la superbe maison de l’acteur Russel Crowe qui parait-il a quelques problèmes aux U.S. en ce moment après s’être un peu énervé sur le réceptionniste d’un hôtel. Un petit tour pour terminer du côté des résidences officielles du premier ministre et du gouverneur général, immenses et particulièrement bien situées, évaluées à … 90 millions de dollars Australlens (plus de 50 millions d’euros). Décidément, quel que soit l’endroit sur la planète, l’argent du contribuable est toujours très bien utilisé par ces messieurs politiciens ! Le taxi me dépose sur le côté de l’Opera House et je me mets à la recherche d’un restaurant pour prendre quelques grammes de plus.

Je passe par Circular Quay et me retrouve dans le quartier The Rocks, les anciens docks transformés en une suite de restaurants et d’hôtels. Je passe devant l’hôtel Park Hyatt où pour la première et très certainement la seule fois de ma vie j’ai proposé le mariage à une nana ! Tout ça est bien loin maintenant mais difficile d’enterrer les souvenirs… The Rocks est un quartier qui a conservé beaucoup de cachet car les vieux bâtiments ont été très bien restaurés. Toute la partie arrière de ce coin abrite les galeries d’art et les magasins d’antiquités. Je continue à marcher vers le coeur de la City et trouve enfin un restaurant italien dans le “Queen Victoria Building” (connu sous le nom “QVB”) qui sert encore à cette heure. En Australie on mange tôt et il n’est pas rare de dîner vers 18h30 ou 19h. Il faut préciser que les horaires de bureau, cadres compris, sont généralement 9h-17h30 avec une pause déjeuner d’une heure. La serveuse est une Russe d’aspect très gothique. C’est fou de voir la diversité de nationalités à Sydney. Contrairement à la France, l’immigration a été très bien gérée ici et la xénophobie reste limitée. Les immigrants conservent souvent leur culture d’origine, tout en se disant “proudly Australian” (”fièrement Australiens”). Même ceux qui parlent un anglais très approximatif sont très bien acceptés. On est heureusement bien loin du racisme latent à la française.

En rentrant à l’hôtel, je traverse Hyde Park et vois deux opossums, sorte de gros rongeurs à mi-chemin entre l’écureuil et le chat. L’un deux vient me renifler la main histoire de voir s’il n’y a pas quelque chose de bon à manger par là. Quand je pense que ces sympathiques animaux ont été massacrés pour garnir de fourrure quelques pétasses je me dis une fois de plus que l’espèce humaine est vraiment dégénérée et le pire des nuisibles. A ce sujet, il y avait un panneau d’exposition à l’aquarium montrant les dégâts que font les sacs plastiques sur la faune aquatique, tuant par étouffement plusieurs espèces. Bref…

Ce sera tout pour aujourd’hui. Demain je dois passer au siège de mon ex-distributeur pour faire un peu de maintenance informatique sur mon serveur Internet, déjeuner avec Morgan et Marie, son assistante, ramener la voiture de Charles et préparer mes sacs. Mon séjour à Sydney se termine et je vais m’envoler pour Auckland en Nouvelle-Zélande samedi matin. J’aurai passé ici une semaine fatigante et bien remplie, mais vraiment sympa.

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One Response
  1. fx dit :

    Pour la petite histoire, le “BYO” existe au Canada – ou en tout cela existait il ya 5 ans. C’est surprenant pour un européen effectivement. Bonne continuation!

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