Un esprit sain dans un Grand Corps Malade

Musique

J’étais attablé hier vers 17 heures à la terrasse du café “Le Rétro”, en train de bavarder avec le serveur d’un autre bar où j’avais l’habitude de prendre mon petit-déjeuner. C’était son jour de repos et il me faisait part de ses projets de reprendre une affaire à Papeete. L’île de Tahiti est tellement petite qu’après quelque temps on finit par reconnaître les gens dans la rue. Un jour c’est la présentatrice du journal télévisé que je croise dans une librairie, une autre fois je déjeune dans un restaurant à la table voisine du ministre des finances. Si vous aimez l’anonymat des grandes villes, passez votre chemin, Tahiti n’est pas un endroit pour vous. Notre conversation a été interrompue par le vacarme de la turbine d’un gros hélicoptère. “Le Rétro” se trouve sur le front de mer, juste en face du quai où est amarré l’Octopus, dont je parlais dans mon précédent billet. L’hélicoptère s’est posé sur la piste d’atterrissage à l’avant du yacht, distante de quelques dizaines de mètres du café. Je l’avais vu de la terrasse de mon appartement décoller trois heures auparavant. Paul Allen et ses invités ont dû aller faire un tour sur l’île de Moorea.

“Le Rétro” est un café sympa, même si je lui préfère le côté plus chaleureux de la “Terrasse Api”. Il a cependant une particularité, celle d’être situé juste en dessous de l’endroit où se trouvait le restaurant “Chez Michel et Eliane”. C’est là que le chanteur franco-américain Joe Dassin est mort d’un infarctus en août 1980. A l’époque, j’écoutais plutôt du hard rock et je ne peux pas dire que j’étais un fan de la variété française, mais il faut reconnaître qu’il a marqué sa génération. Qui ne se souvient pas de l’air de “L’été indien” ? Voilà de quoi faire la transition vers le titre musical de la semaine.

J’aime l’éclectisme. Après la reprise d’un morceau de Led Zep’ par Tina Turner puis le rock progressif de l’avant-dernier album d’Archive (qui a eu beaucoup de succès d’après les statistiques du site), voici un genre très différent et un artiste original. Connaissez-vous le “Slam” ? Pour ma part, je l’ai découvert il y a sept ou huit ans, grâce au film homonyme de Marc Levin. A mi-chemin entre le rap et la poésie, il est encore relativement peu connu du grand public, même s’il dispose de sa propre fédération. Fabien, alias ”Grand Corps Malade”, est le premier slammeur français à acquérir une certaine notoriété. Il vient tout juste de sortir son premier album et ses textes sont magnifiques. Soutenez-le : Foncez chez votre disquaire et dégainez votre carte bancaire !

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2 Responses
  1. J’ai acheté son album sur iTunes ily a deus semaines, de bons textes, un style intéressant qui s’écoute avec plaisir. D’ailleurs si le revoit ou que tu lui écrit, dis lui que cet album est pas mal du tout, et pourtant je n’coute que très rarement de chanson en français 😉

  2. PlopBlog dit :

    C’est un nouveau genre de musique, du moins pour moi. C’est très différent de ce que j’écoute habituellement … plutôt que d’essayer de décrire le mieux est d’écouter un titre.

    Voici 2 extraits de Grand corps malade, égalements…

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