Vive la Suisse !

Cinq ans se sont écoulés depuis mon dernier billet sur ce blog. Manque de temps, d’inspiration, goût prononcé pour l’éphémère… Aujourd’hui, ce blog reprend du service quelques semaines, le temps d’un voyage en moto au départ de Paris vers quelques pays d’Europe de l’Est. Il retrouve sa vocation initiale de lien avec ceux qui sont restés derrière. Je vais essayer au cours du mois que prendra cette balade de donner régulièrement quelques nouvelles.

Aujourd’hui est le premier jour. Il ne devait être qu’une simple « étape de liaison » entre Paris et Vaduz, au Liechtenstein, le but du voyage étant plus lointain. 725,7 kilomètres dont les deux tiers sur les autoroutes françaises et suisses. Rien de très folichon. Je me demandais même ce que j’allais bien pouvoir écrire là-dessus.

Finalement, cette première journée s’est transformée en quasi cauchemar… Je ne suis pas superstitieux, mais, sans pouvoir l’expliquer, j’avais déjà un mauvais pressentiment quelques jours auparavant.

J’avais prévu de préparer tranquillement la moto vendredi, me coucher tôt et retrouver mon compagnon de voyage T. samedi vers 10 heures (nous partons à deux motos). Et voilà qu’au courrier vendredi sont tombées des formalités administratives que je devais absolument accomplir avant mon absence d’un mois. J’y ai passé la journée… Je n’ai pu commencer les préparatifs du voyage que dans la nuit et les ai terminés à 7h30 du matin. Trois heures de sommeil plus tard et la moto chargée comme une mule, j’ai retrouvé T. devant la bibliothèque François Mitterrand à 12h30. La route en elle-même était quelconque. Troyes, Mulhouse, Vierzon (le challenger de Clermont Ferrand pour le titre de la ville la plus glauque de France). Il a fait très chaud, jusqu’à 35 degrés. Nous nous sommes arrêtés dans une station-service pour avaler rapidement quelques sandwiches. J’avais pris cette même route quelques semaines auparavant, le temps d’un weekend dans les environs de Zurich, et je savais qu’elle n’avait aucun charme.

Voilà que nous arrivons à la frontière Suisse, à 200 km de notre destination finale. Contrairement à mon passage précédent, le douanier me demande de me ranger pour contrôle, probablement pour vérification de la vignette autoroutière. Je l’avais déjà mais T. doit acheter la sienne. La douanière qui me prend en charge jette un coup d’oeil sur ma moto et constate qu’un avertisseur de radars Coyote, appareil lėgal en France mais illégal en Suisse, est fixé sur mon tableau de bord. Dans un français très imparfait, elle me dit que je ne peux pas rentrer en Suisse avec. J’explique la situation à T. et le préviens que je reviens, puis repars en sens inverse vers la France. Quelques kilomètres plus loin, je m’arrête pour ranger le Coyote dans l’une des valises. De toute façons, je n’en avais plus besoin pour le trajet à venir En recherchant la brettelle d’accès à l’autoroute, je tombe sur un autre poste frontière voisin et repasse en Suisse sans le moindre contrôle. Là, j’essaie d’appeler à deux reprises T. pour qu’il me rejoigne mais il ne répond pas. Je décide alors de traverser à nouveau la frontière pour retourner au premier poste. J’arrive à ce dernier quelques minutes plus tard et retombe sur la douanière qui m’avait dit de faire demi-tour, accompagnée cette fois par un collègue. On me demande où est mon Coyote et je réponds qu’il est éteint et sous clé dans une valise. Grave erreur, le Coyote est d’utilisation illégale en Suisse, mais aussi de … simple transport. Je passe les détails de la suite, mais au bout d’une heure de paperasse et d’audition, je repars avec une amende de près de 500 euros (payée par carte bancaire) et délésté de mon Coyote dont j’avais renouvellė quelques heures auparavant l’abonnement annuel ! Chacun pourra imaginer mon humeur au terme de cet incident.

Le reste de la route s’est déroulé sans encombre et nous sommes arrivés, la nuit tombée, à l’hôtel Oberland de Triesenberg où j’avais réservé une chambre. Cette nuit, ce sera la diète, car le restaurant est fermé, n’a même plus de quoi faire des sandwiches et les environs sont désertiques à cette heure. Nous aurons quand même eu droit à une part chacun d’un gâteau au chocolat.

Voilà, cette journée de merde est enfin terminée. J’espère qu’elle n’augure pas de la suite… Il est déjà 4h45 du matin et la fatigue accumulée me fait tomber de sommeil. Réveil à 9h pour un petit déjeuner gargantuesque et 400 km de route de montagne en Autriche.

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3 Responses
  1. RH dit :

    Tomber de sommeil à 4h45, après une nuit blanche et une journée de cauchemar…
    Il y avait quoi dans le gâteau au chocolat?
    Bonne route!

  2. floreck dit :

    Hello Smop, he bien cela commence bien… c’est pas donné qd même. Profitez en bien , c’est cool un mois d’aventure , tu aura plein de chose a voir et à vivre.

    Tiger

    Ps: si tu as le temps de te rense_igner sur les horraire et cout de la traversé ukraine/georgie, mais d’ici là
    safe long Trip!

  3. Georges dit :

    Hello Smop,

    ich sehe dass du schon unterwegs bist 😉
    Bon, je vois que tu es déjà sur la route, quel veinard.
    Ramène-nous beaucoup de souvenirs, d’histoires et de belles photos 🙂
    Bonne route.
    V+

    Georges

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